mardi 12 novembre 2019

haïkus de Abdelhafid Salah


Assis sur le banc
l'infini attente s'absente
mes yeux dans ses yeux




***




l'ombre du soir erre
les dernières étoiles pétillent
douceur hérisson




***




Sur un vieux sofa
le chat regarde la pluie
ronrons velours




***




Un vol migratoire
patine les nimbus hyalins
l'ombre s'allonge




***




La feuille virevolte
le fruit à coque s'expose
chaleur de l'étuve




***




Terre lourde
la jument galope nue
réveil du lombric




***




Lisière de sous-bois
la brume le brame et le cor
le renard se terre




***




Brouillard du matin
la soie règne sur l'arbre mort
chasse fermée

2 commentaires:

  1. La brume, le brame et le cor, voici revenu le temps de la chasse… excellent tout ! JB

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  2. Très heureux Madame qu’il vous plaise
    Et encore plus heureux venant d’une « killeuse » ;-)
    (On a dû vous la faire des milliards de fois celle là,
    Excusez-moi c’est amical)
    J’espère ne pas m’être tiré une balle dans le pied
    Comme entrée en chasse ce serait moyen.

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