jeudi 26 mars 2020

haïkus de Jimmy Poirier


bibliothèque
tous ces mots
et pas un son




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maison d'enfance
à la fenêtre de ma chambre
les nuages poussiéreux




***




flaques dans la cour
le gamin bondit
d'un ciel à l'autre




***




pourboire sur la table
laisser quelques miettes
pour le vent




***




filet en main
l'enfant pourchasse un silence
qui bat des ailes




***




si verte à travers
la fenêtre de la classe
l'herbe dans la cour




***




nos draps au sol
pour seul vêtement
le bleu de l'aube




***




ce soir
elle ne fait pas son âge
la lune


Mes recueils: 





Pourchasser le vent  (La maison d'éditions a fermé ses portes, il faut passer par moi pour l'acheter): jimzik@hotmail.com



Je remercie Jimmy Pelletier qui habite au Québec pour notre joyeuse entrevue du 9 avril 2021.


Quelles sont les règles que vous tentez de respecter quand vous écrivez un haïku?

- Parmi les nombreuses règles que j'utilise, il y a l'incontournable non-dit qui laisse une ouverture et propose au lecteur de compléter lui-même le haïku. Je n'aime pas me contraindre à 17 syllabes ou m'imposer à tout prix un Kigo. Je me concentre plutôt sur l'essentiel en prenant le temps de bien choisir chacun des mots que j'utilise. 

 
Avez-vous d’autres passions que le haïku?

- La musique a toujours occupé une énorme place dans mon quotidien. Je ne pourrais imaginer ma vie sans elle. Tout comme mes choix de lecture, mes goûts musicaux sont très éclectiques. 


Avez-vous des projets à venir?

- Depuis le début de la pandémie, j'ai écrit trois romans jeunesse dont l'un sera publié cet automne et les deux autres l'an prochain aux éditions Foulire. Un autre grand projet qui me tient à coeur serait d'arriver à lire tous les livres que j'ai achetés au cours des cinq dernières années et qui forment présentement des sculptures contemporaines dans toutes les pièces de mon appartement. 

2 commentaires:

  1. Bonjour Jimmy,

    Le premier, j'adore!

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  2. J’aime beaucoup vos haïkus, souvent surprenants qui nous font tourner l’œil du côté de la poésie. Ici, j’aime surtout le premier et le troisième qui incitent à la rêverie.

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